LA PHILOSOPHIE DE LA NATURE 4

Mongolie Aigle Bleu (30)PRÉAMBULE (suite)

Appréhender la nature du monde avec la pensée, accéder à la compréhension de tout ce qui est, l’Homme et l’Univers, la nature exacte de la vérité et de la réalité, voulant expliquer tout cela pour que d’autres Hommes puissent la comprendre, tel est pour moi la définition de la philosophie.

Dès le départ nous devons donc cerner le contexte exact de ce que nous tentons d’expliquer puisque la philosophie de la nature, et toute philosophie en fait, prétend se placer dans un contexte précis, celui de la réalité. Décrire la réalité s’avère plus compliqué qu’il ne paraît puisque les constructions mentales, conceptuelles et linguistiques de l’homme conditionné depuis sa naissance par son pays, ses parents, son éducation et son travail peuvent grandement influencer ses perceptions et sa manière de l’exprimer.

Si nous désirons vraiment comprendre la nature de la réalité, comprendre où l’Homme se situe au sein dans cette intelligence incroyable qui sous-tend les atomes et les galaxies, et l’expliquer pour que tous les Hommes la comprennent, nous devons donc, dans la mesure du possible, établir un contexte qui est au-delà de toute pensée régionale, nationale, culturelle, religieuse ou politique..

Nous en sommes rendus à une époque cruciale et potentiellement catastrophique qui menace non pas seulement l’humanité, mais l’existence même de la planète terre. Il y a suffisamment d’armement nucléaire sur terre pour la détruire de nombreuses fois. La violence de l’extrémisme fanatique religieux manifesté par les églises chrétiennes au moyen âge et le radicalisme islamique actuelle, les guerres incessantes au nom du patriotisme, du gain, du territoire, de la suprématie d’un peuple ou d’une race sur une autre, toutes ces déformations de la pensée qui se prévalent d’un contexte qui n’est pas universel, créent souffrances et destruction. Lorsqu’il y a compréhension de la nature essentiellement créatrice de la conscience humaine, la futilité de la destruction et de toute forme de souffrance qui ne mène pas à plus de conscience et de vitalité devient évidente. Il nous faut aujourd’hui une philosophie qui est universelle qui peut mettre fin aux guerres et aux souffrances inutiles. Pour cela il faut établir cette philosophie dans un contexte qui transcende les particularités régionales, nationales, culturelles, religieuses ou politiques, afin que tous les hommes puissent y contribuer.

(la suite mercredi prochain)

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