LA SEXUALITÉ, L’AMOUR, LA VIE DE COUPLE ET LA FAMILLE 2

(continué d’hier)

La sexualité sans amour est une des pires perversions qui soit, bien qu’elle ne soit pas reconnue ainsi par la vaste majorité des humains aujourd’hui. Dans le monde moderne, c’est devenu une industrie et souvent aussi une dépendance et un palliatif aux lacunes d’une vie sans amour. Ce besoin fondamental d’être aimé et de donner de l’amour a été remplacé par une fonction physiologique dénuée de sentiment atteignant parfois même une laideur innommable. Très souvent, ce sont les Femmes qui en souffrent puisqu’elles sont « utilisées », abusées, vendues comme des marchandises ou considérées comme des objets servant aux seules fins des appétits coupables d’hommes réduits à l’état de bêtes dépravées. C’est là où nous pouvons mesurer à quel point une vie éloignée des lois immuables de la nature est destructrice. Le représentant du divin sur terre en est réduit à trouver sa satisfaction en se vautrant dans des plaisirs malsains qui le dégradent et le réduisent à un état inférieur à celui des bêtes. De fait, vous ne verrez jamais les animaux s’accoupler ainsi en détruisant leur santé et en dilapidant leur énergie vitale pour éjaculer sans retenue aux seules fins de leurs satisfactions personnelles.

Les animaux n’ont pas le libre arbitre et suivent toujours leurs instructions originelles. Ils ne s’accouplent habituellement qu’une fois par année afin de procréer et perpétuer leur espèce. Ces rencontres sont souvent très rituelles et s’accompagnent aussi d’une longue préparation. C’est ici que nous pouvons trouver les clefs qui mèneront à une vie de couple et de famille stable, productive et remplie d’amour.

La Femme et l’Homme connaissent instinctivement, intérieurement, l’intensité du moment magique et cosmique où il y a création de la vie de manière consciente et délibérée. C’est inscrit dans notre conscience. Par contre, ce moment magique est absent lorsque nous avons des relations sexuelles, même si nous appelons cela « faire l’amour ». Car « faire l’amour » est un simulacre de la procréation, « faire l’amour » est vide de l’intention de créer la vie. Ainsi, même si nous hésitons à l’admettre intérieurement, nous sommes presque toujours frustrés par nos relations charnelles. Nous ressentons intérieurement qu’il peut y avoir plus, davantage, et, avec le temps, nous pouvons penser que c’est notre compagne ou compagnon qui ne nous convient pas. En cherchant ailleurs ce qu’il nous manque, nous détruisons notre relation de couple.

Ceux qui ont vécu consciemment le moment de création de la vie, avec l’intention de créer un enfant et en ressentant que cette création avait lieu, dans un lieu qu’ils destinent à l’enfant, racontent que ce moment était tellement intense qu’il a créé un lien éternel et inaltérable avec l’être aimé. La possibilité de regarder ou de songer à quelqu’un d’autre comme partenaire est désormais inexistante. L’autre dans le couple devient un dieu, une déesse, capable de créer et de soutenir la vie. Les conjoints s’entourent l’un et l’autre d’un amour entier, exclusif et rempli d’énergie. Plusieurs Hommes qui ont vécu ce moment racontent que l’expérience était tellement intense, qu’ils ne s’en souviennent pas. Ils se rappellent juste qu’ils se sont éveillés le lendemain matin avec un sentiment merveilleux de joie intense, de béatitude, d’accomplissement puissant et durable. Ce sentiment est resté avec eux pendant des jours et même des semaines et le souvenir de ce moment incroyable est inséparable de l’amour qu’ils ont pour leur bien-aimé. L’amour qu’ils vouent alors à l’Être adoré est sans égal.

Si nous sommes dans une relation avec l’autre où la relation sexuelle n’est pas la première raison de notre union, nous savons que la relation est susceptible de durer. Nous sommes dans un même projet de vie. Nous sommes ensemble parce que nous partageons une même vision de la vie et un même projet (celui de créer le paradis de nos rêves par exemple) et non pas pour satisfaire un désir. Les chances que cette union perdure sont grandes puisque, chaque jour, le travail de co-création partagé augmente les liens et les expériences qui raffermissent l’union. Au contraire, dans un couple qui s’est formé par le désir, chaque rencontre sexuelle augmente la frustration inconsciente qui, tôt ou tard, conduit à la dissolution du couple ou à une vie de couple sans amour.

Beaucoup de femmes sentent de manière beaucoup plus intime les vraies réalités. Les hommes ont une sexualité souvent plus impérative et superficielle. Mais voilà, le chemin pour réapprendre le contrôle et la maitrise de soi est long et parsemé d’embûches dans un monde qui valorise la liberté sans conscience du lendemain.

Il faut comprendre que lorsque qu’une habitude ou un comportement sexuel est vécu par une personne, de changer cette dynamique est très difficile voir quasi impossible. Ceci parce qu’elle échappe à tout contrôle par la pensée, les principes ou la philosophie, car elle est fondamentalement imbriquée dans le corps émotionnel de l’Homme. Un exemple qui est d’actualité aujourd’hui c’est les révélations à travers le monde des abus sexuels commis envers des enfants et autres personnes par le clergé des églises catholiques. L’église a voulu enfermer dans l’abstinence la sexualité des hommes du clergé. Encore une fois, nous voyons la stupidité qu’il y a à vouloir mettre en boite nos comportements rattachés à la sexualité. Les besoins d’amour de l’être humain sont impératifs et doivent être intégrés dans les enseignements et structures de vie donnés par les communautés à leurs membres.

Une étude qui est révélatrice à ce sujet est celle que j’ai vue il y avait quelques années dans une revue de chiropraticiens qui avait étudié le nombre de fois que les gens d’une communauté aborigène pussent se toucher, se caresser et s’exprimer de l’affection par le toucher. 16 fois à la minute !! J’ai vu des familles autochtones du Canada dormir ensemble, dans un grand lit qui occupait tout l’espace de la petite cabane où il vivait, très heureux d’ailleurs de leur vie. Ils étaient onze dans ce lit et il y avait 4 générations de représenter. Le toucher, les témoignages d’amour et d’affection par le toucher et le regard sont essentiels dans l’éducation des enfants et dans la vie des adultes. D’être privé de ces témoignages physiques d’affection produit une carence émotionnelle qui va provoquer une recherche d’émotions fortes pour la remplacer et c’est en partie ici que naissent les déviations sexuelles.

Tous dans l’éducation et la formation de nos enfants tiennent à l’amour et l’affection qu’ils reçoivent. C’est pourquoi nos écoles actuelles où ils sont en présence d’étrangers, ou l’enseignement sont donné par des professeurs qui peuvent se faire poursuivre en justice s’ils touchent aux enfants, ceci dû aux traumatismes venant d’une éducation sexuelle teintée par une société qui a été conditionnée par les religions chrétiennes, musulmanes et hébraïques, mène souvent à des jeunes adolescents qui sont affamés de sexualité et à divers phénomènes de carence émotionnelle dont souffre les sociétés modernes tels le suicide chez les jeunes.

(sera continué samedi prochain.)

2 réflexions au sujet de “LA SEXUALITÉ, L’AMOUR, LA VIE DE COUPLE ET LA FAMILLE 2”

  1. Bonjour Aigle Bleu,

    Je suis en total accord avec vos propos !! Cela fait des années que je constate la dégradation des relations humaines. C’est pourtant si simple et si élémentaire…
    J’ai eu la chance d’être élevée avec les vraies valeurs et d’élever à mon tour, mes enfants avec les vraies valeurs, beaucoup de chaleur, de compréhension, d’amour.
    Tout au long de ma vie, naïvement, j’ai essayé de remettre des personnes (des hommes principalement) dans le droit chemin mais je n’ai pas réussi.
    Quand l’éducation n’a pas été faite correctement dans l’enfance, il est très difficile d’ouvrir un adulte à la beauté de la vie, de la nature…
    Aujourd’hui, je ne m’occupe plus de remettre les gens dans le droit chemin car j’ai beaucoup souffert et j’ai été très atteinte physiquement et psychiquement. Je suis là pour mes enfants et mes petits-enfants et ils sont ma joie.
    Je m’en suis sortie grâce aux philosophies bouddhiste tibétaine et amérindienne que j’étudie depuis de très nombreuses années. Grâce aussi à la littérature, la nature et aux arts martiaux. Je n’ai jamais pris de médecine chimique, j’ai tenu bon !
    Depuis toute petite, je ne comprends toujours pas pourquoi dans ce monde où nous ne sommes que de passage, les humains n’ont toujours pas compris que nous avions tout à apprendre des amérindiens, des tibétains, des bhoutanais et de bien d’autres civilisations fortes de sagesses millénaires.
    Avec tout mon respect.
    Sophie (53 ans) France

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.