LA VIE DES ARBRES

arbres_musicauxSamedi passé dans le Devoir, il y avait un cahier sur les recherches actuellement entreprises par des étudiants universitaires. L’une d’elles expliquait qu’une personne à découvert que les racines d’arbres, sous le sol, s’entrelacent avec celles d’autres arbres et même se « soudent » ensemble et sont donc, inextricablement liées. Ils ont trouvé que les arbres dont les racines sont soudées avec d’autres arbres ont une meilleure croissance que ceux qui ne le font pas. Intéressant! Ça démontre que les arbres n’ont pas une vie aussi individuelle qu’on pourrait le penser en les voyant.  Françoise

Ce commentaire d’une lectrice me rappelle une expérience vécue avec 2 arbres dans la forêt près de chez moi.  Ils m’ont joué un tour, parce qu’ils avaient un service à me demander.  Je priai comme à tous les matins pendant cette période-là de ma vie, près de ces 2 grands merisiers qui poussaient tout près d’une petite source.  À la fin de ma prière dans ce moment un peu magique après avoir donné mon offrande de maïs à l’eau, ou je regarde la nature sans pensées, un phénomène étrange s’est produit.  Je me suis senti devenir arbre.  Mes 2 bras sont montés vers le ciel et je suis devenu juste un autre arbre de la forêt. En fait tous les arbres étaient en communion avec tous les autres arbres.  Ils ressentaient la douleur d’un des leurs qui se faisait couper à une extrémité de la forêt.  Ils étaient conscients des oiseaux, des animaux, mais c’était comme un seul être en fait. Un seul être avec d’innombrables consciences.  Vous dire l’harmonie qu’il y avait est au-delà des mots.  Je pense que seule la musique le pourrait et encore … Bref, j’ai vécu une expérience assez éclairante sur l’unité de la nature.  Ce moment fut bref, car j’ai dû respirer, et ma poitrine s’est gonflée et l’écorce à craquer… cette sensation était tellement surprenante que j’ai subitement retrouvé mon identité.  Là j’ai regardé et c’était 2 grands bouleaux jaunes qui voulaient que je fasse un pansement d’argile sur des blessures causé par un véhicule tout terrain qui les avait accrochés en passant.  Dans cet instant j’ai compris que les arbres sont toujours en communication avec nous et en communication avec tous les autres arbres de la forêt.  On ne les entend plus.  Mais autrefois les anciens parlaient avec les arbres. Je me souviens de certains aînés qui racontaient cela.  Je les prenais au sens figuré, qu’en regardant les arbres ont pouvait comprendre beaucoup de choses.  Cela aussi c’est vrai, mais ça va beaucoup plus loin. Cette expérience m’a permis de comprendre que la nature est véritablement vivante comme une entité immense avec des millions de consciences qui sont tous et toutes en harmonie les uns avec les autres.  Nous avons perdu cette connexion, cette communion, mais parfois dans des moments de lucidité comme cette expérience avec les merisiers, ont revit l’harmonie originelle.  Et en vérité nous faisons partie de cette unité, de cette harmonie. Nos sens se sont atrophiés, mais elles peuvent être réactivées. 

Notre technologie nous coupe de la communion avec la nature.  Elle est inutile et correspond à une béquille, à une prothèse, à des substitutions à l’expérience directe de la nature divine de l’Homme. Je n’ai ni le courage ni les mots pour vous expliquer cela, mais je le sais comme une vérité, comme on sait que cette main est la mienne et ce pied m’appartient.  Mais l’Homme est perdu, il s’enfonce dans une spirale descendante qui le mène à la mort.  Car toute technologie se brise.  Il n’y a que la nature qui se répare toute seule, qui se perpétue toute seule, qui continue sans interruption à produire la vie en abondance.  La forêt n’a pas besoin d’engrais pour pousser, elle produit elle-même ses propres engrais.  Lorsqu’on voit les terres desséchées des fermes industrielles ou plus rien ne pousse si elles n’ont pas été artificiellement modifiées et nourrit avec des substances qui brulent la terre et la rendent infertile.  Quelle bêtise… La bêtise de l’Homme est devenue la norme, l’ignorance se répand comme un virus dans les institutions civilisées et ceux qui y sont formés s’appliquent à détruire la nature au nom du progrès.  Le progrès de la machine, et non le progrès de l’Homme, car l’Homme n’est plus qu’une ombre qui vit sans vérité, sans bonheur et sans compréhension de l’unité de la vie.  Chaque machine coute très cher à la nature, sa fabrication entraine la mort de milliers de vies végétales et animales, pour bientôt ensuite se briser et devenir inutile et une pollution.  Mais l’arbre jamais ne se brise.  Lorsqu’il devient trop grand ou trop vieux pour continuer il continue à vivre de la vie des champignons et des insectes et des animaux qui les mangent, il devient du compost, il devient la vie des autres arbres et ses descendants continuent à vivre éternellement. 

Aigle Bleu

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