L’ÉDUCATION

L’éducation est un sujet qui est vaste et complexe pour le monde d’aujourd’hui.  Par contre, lorsqu’il s’agit de former des enfants et des jeunes à devenir les dieux et les déesses du monde nouveau le sujet redevient soudainement plus simple, mais son application peut être un défi.  Je n’ai réussi qu’à moitié avec ma fille de 14 ans.  Elle fait montre d’une intelligence émotionnelle et d’une sagesse qui est hors normes, elle sait par exemple depuis de nombreuses années quel travail elle veut faire et en toutes ses années son objectif est resté le même.  Mais ce que je voulais lui offrir et ce qu’elle a reçu sont 2 choses différentes. L’école que je voulais créer au sein de la communauté écologique est un rêve qui a disparu en même temps que nos beaux projets.  Ce sont ses rêves à elle aussi qui ont été brisés, elle était bien enthousiaste et motivée, impliquée dans le cercle des enfants avec déjà de nombreuses idées pour la nouvelle école.  Elle aussi a pleuré de voir nos rêves brisés par les bio robots de l’ombre. Mais elle a continué et moi aussi à travailler avec les principes universels d’éducation qui font qu’elle réussis à merveille sans les multiples problèmes dont sont affiliés nombre de ses amies.

Pour pouvoir bien parler de l’éducation, il nous faut créer le contexte dans lequel cette conversation peut avoir lieu.  Il nous faut parler de ce que nous avons vécue avant de pouvoir regarder de quelle manière l’éducation peut se faire afin de permettre le développement maximum de notre intelligence, de nos capacités, de notre compréhension et de notre sagesse.  Il n’est pas très agréable ni inspirant de parler du système d’éducation actuelle.  Mais il est nécessaire de le faire et ce sera l’objet de ces premiers paragraphes. C’est une étape nécessaire. Nous regarderons ensuite l’éducation basée sur la nature véritable de l’être et la sagesse.

Le bût du système actuel n’est pas de contribuer au développement de l’enfant, mais bien de formater l’enfant pour qu’il s’intègre au système. Un enfant a besoin de courir, de jouer, de découvrir de nouveaux insectes et animaux, de se dépenser, de voir de nouveaux lieux, de nouvelles personnes et d’être dans de nouvelles situations afin de découvrir la vie.  Dans les écoles on le force à s’asseoir pendant de longues heures derrière un bureau, loin de ses parents, parmi des étrangers, à étudier des sujets qui la plupart du temps le laissent indifférent, loin de la réalité du monde naturel, à regarder l’irréalité des valeurs du système.

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Il faut se poser la question; pourquoi? En fait, le système n’a pas intérêt à ce que l’enfant puisse réfléchir et comprendre la réalité.  Le système est bâti sur des valeurs artificielles. Il faut donc plonger l’enfant dans un monde artificiel pour qu’il trouve cela normal et soit habitué a évolué dans un système artificiel si nous voulons qu’il soit apte plus tard à devenir un rouage de ce dit système. Si un enfant a le temps de comprendre la réalité, de réfléchir par lui-même, de comprendre les vérités immuables du monde pensez-vous qu’il serait d’accord à ce qu’on vienne lui prendre ses meilleures années de vie pour un travail harassant et souvent stressant tout en lui soutirant sa sueur et son sang (sous la forme de taxes et d’impôt) pour nourrir un système qui détruit la nature et l’environnement qui sera léguer à ses enfants et à leurs enfants? Non, un être qui sait voir la réalité, la vérité, est un être libre et sera toujours opposé à un mode de vie qui détruit la nature et asservit les humains.  Car il ne faut pas se le cacher, les taxes et les impôts sont non seulement illégaux, elles sont une forme d’esclavage.  Prenez le temps de réfléchir à cela profondément, si vous en êtes capable, et vous parviendrez aux mêmes conclusions.

Ceux qui ont créé ce système ont donc mis en place, et cela depuis plus de 12 000 ans, une éducation basée sur la peur.  Je vois les parents employer ce système avec leurs petits enfants dès leurs premières années de vie. Je voyais par exemple ce matin une mère dire à sa fille « je compte jusqu’à 10 » dans l’attente qu’elle obéisse aux ordres qu’elle avait reçus. La menace, l’autorité, la punition et la récompense sont les outils qu’utilise un système éducatif basé sur la peur. Le problème avec cette approche c’est qu’elle ne sait pas développer les capacités de réflexion de l’enfant pour l’amener à déterminer de lui-même ce qui est vrai, ce qui est bon, ce qui est mal, ce qui est faux.  Au contraire, ces valeurs, souvent conditionnées, sont imposées et doivent être acceptées sous les seules prémices d’une autorité souvent arbitraire puisqu’elle repose sur des conditionnements qui ont été transmis de cette manière depuis des millénaires.  Par exemple, dès la première année l’école fait subir à l’enfant des examens. Malgré le fait que chaque enfant est différent des autres enfants, l’examen est le même pour tous. Premier conditionnement artificiel et extrêmement dommageable: le message que reçoit l’enfant c’est qu’il n’est pas important pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il fait. Avec les années ce conditionnement sera amplifié jusqu’à ce que l’enfant devienne un bio robot prêt à tout faire pour servir ce système artificiel qui détruit la nature et les capacités divines de l’Homme véritable. Le système utilise la carotte et le bâton: la récompense et la punition.  Dans l’exemple que nous avons ici la récompense étant les bonnes notes et le succès de réussir son année d’école et la punition, de mauvaises notes qui conduisent à l’opprobre, au rejet, à doubler son année.

Ces techniques continuent toute la vie durant.  Une fois adulte nous sommes soumis à la même dynamique: si nous réussissons et suivons les édits du système nous auront argent et acceptation de notre entourage; sinon, pauvreté, opprobre et rejet. Si nous contrevenons aux lois et règlements, nous serons punis: amendes, prison, opprobre.  Pour avoir travaillé dans le système carcéral comme conseiller spirituel pour les autochtones incarcérés dans un établissement à sécurité maximum je peux vous assurer que ces techniques ne fonctionnent pas.  Les prisons sont bondées et les gens dans ces institutions deviennent à chaque année d’incarcération de meilleurs criminels.  Les société gouvernées par ce système sont rempli de gens insatisfaits, qui sont souvent dépendants de leurs consommations de drogues, d’alcool, de divertissements stériles, de sexe et de nourritures malsaines pour sentir une illusoire euphorie qui est tout ce qui reste de la joie, de l’amour de la paix de celui qui connaît sa nature profonde et sa sagesse inné au sein des beautés de la nature.

Le problème avec cette approche basée sur la peur est qu’elle vient de l’extérieur.  Les balises sont artificielles et sont établies arbitrairement souvent sans aucune logique.  La récompense et la punition viennent de l’extérieur.  Ainsi, le message que reçoivent les jeunes est : « si je ne me fais pas prendre il n’y a pas de problème, tant que personne s’en aperçois je peux faire ce que je veut »! Ainsi est validée la récompense obtenue par la violence, comme on voit trop souvent dans le taxage que les plus costauds imposent aux plus faibles dans les écoles d’aujourd’hui! Plutôt que d’amener l’enfant à déterminer en lui ce qui est juste et ce qui ne l’est pas, on établit des stratégies de récompense et de punition.  Qu’on habille cela avec de beaux mots comme conséquences ne change rien dans la dynamique de coercition qu’elle comporte. Cela ne fonctionne pas. L’homme éduqué ainsi ne pense qu’à sa récompense et à éviter la punition, donc la vérité, la justice, la santé, l’amour véritable, l’harmonie avec la nature, ces valeurs n’ont aucune place dans sa vie. Dans les faits un tel système d’éducation conduit très souvent à la criminalité. On a ainsi une société qui sert les plus fortunés, où se multiplient injustices, criminalité, corruption, mensonges, destruction de l’écologie pour le gain et le profit des grosses compagnies, guerres qui servent les intérêts d’une petite minorité de gens très puissants, irrespect envers ceux qui sont différents, racisme, etc. etc.

L’envers de la médaille c’est reconnaître la sagesse innée qui est l’héritage de tous les êtres humains.  Encore aujourd’hui il y a un adage qui dit : « la vérité sort de la bouche des enfants ». Ceci est le reflet d’une compréhension que l’enfant est un être à part entière et qu’il est encore plus pur et plus près de la source que l’adulte.  Les sages d’autrefois n’enseignaient pas aux enfants, ils leur posaient des questions pour vérifier leur propre pureté intérieure.  La question servait de point de départ à la réflexion de l’enfant qui découvrait ainsi par lui-même les réponses.  De cette manière il n’apprenait non pas seulement les vérités essentielles de la vie, mais aussi la manière dont on y parvient. Ici la démarche éducative vient de l’intérieur et non de l’extérieur.

IL FAUT REDONNER L’ÉCOLE AUX ENFANTS! L’attitude du professeur doit être d’accompagner l’enfant dans sa découverte et non de chercher à lui enseigner quelque chose.  L’éducation doit montrer à l’enfant comment penser, comment découvrir la vérité, comment vérifier ce qu’il découvre pour le valider et le mesurer.  Juste mémoriser des données c’est bon pour les machines.  Nous parlons ici d’êtres humains. Ils peuvent apprendre beaucoup plus vite et beaucoup mieux s’ils font tout le chemin de la découverte plutôt que de leur donner un tas de chiffres et de faits à mémoriser.

Je vous donne 2 exemples pour valider cela.  Combien de parents travaillent assez intensément pour montrer à leurs enfants à être propres, c’est-à-dire à dormir sans couches? Le problème ici c’est qu’ils abordent cela comme une tâche, et abordent l’enfant comme un être sous-développé.  Bien sûr, leurs pensées sont reflétées par l’enfant qui s’empresse par amour de répondre aux pensées de ses chers parents en prenant plusieurs jours à maîtriser cet apprentissage anodin.  J’ai réussi cela avec ma fille dans une seule nuit, et cela me prit environ 5 minutes de mon temps. Avant de coucher ma fille qui avait environ 11 mois je lui ai dit :  » Est ce que tu aimerais dormir sans couches » « Oui » me réponds elle avec de l’intérêt dans les yeux. « Donc, cette nuit, tu pourras dormir sans couche. Si tu as envie tu te lèves pour aller faire pipi ». Vers 2 heures du matin, je me suis levé, je l’ai amené à la toilette afin qu’elle réalise qu’elle pouvait faire ça la nuit.  Et c’est tout.  Elle n’a plus jamais eu besoin de couches et elle n’a jamais fait dans son lit.

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En Russie, à Tekos, il y a une école qui est gérée par les enfants.  C’est eux qui bâtissent tous les divers bâtiments, qui sont d’une beauté stupéfiante, et qui écrivent les manuels de cours qui sont utilisés. Les enfants décident ensemble, avec les professeurs qui les accompagnent dans leur cheminement, quelles matières ils étudieront. Les quelques enfants qui aiment étudier, 4 ou 5 sur un bassin d’environ 300 enfants, se proposent pour préparer les manuelles de cours. Ceux-ci étudient ensemble au cours des jours qui suivent tout ce qu’ils peuvent trouver comme informations chez leurs professeurs, dans des manuels et sur Internet jusqu’à ce qu’ils comprennent la matière à fond. Ils écrivent ensuite les manuels qui serviront à transmettre la matière aux autres enfants.  Pendant ce temps les autres enfants sont fort occupés dans la construction des nouveaux locaux, dans l’entretien des bâtiments existants, dans les jardins, dans la cuisine à préparer les repas, dans les activités de sports notamment les arts martiaux russes qu’ils pratiquent, dans les danses traditionnelles, dans le chant et la musique auxquels ils participent tous.

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Lorsque ceux qui étudient la matière choisie ont terminé leurs processus de compréhension et d’écriture de manuels de classe, toute l’école de la première à la 11e année se met à l’étude de cette matière.  En trois mois toutes les enfants de tous les niveaux avaient la maîtrise, c’est-à-dire la connaissance et la compréhension de 11 ans d’études dans la matière en question!  11 ans de biologie maitrisée en 3 mois par tous les enfants de tous les niveaux, pas trop mal!! C’est d’ine efficacité beaucoup plus grande que toutes les écoles qui fonctionnent avec la carotte et le bâton. Et c’est logique : qui de mieux pour transmettre aux enfants que des enfants!  Dans le documentaire (DVD que j’ai mais je pense que nous pouvons aussi le trouver sur Youtube) sur cette école qui montre comment ces enfants ont appris en quelques mois 11 années de biologie, il y a le témoignage saisissant d’un professeur de 25 ans qui n’avait jamais vraiment compris un élément des cours de biologie qu’il avait étudiée dans une université Russe.  Un enfant de 9 ans qui préparait les manuels de cours, avec enthousiasme et feu dans les yeux, entrepritd’expliquer à l’adulte ce qu’il n’avait pas compris et réussit à lui transmettre la compréhension de cet élément de la biologie. Nous voyons bien ici la différence entre une approche qui stimule la compréhension et celle qui fait de l’être une machine à emmagasiner des données sans réflexion.

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Ainsi ces enfants, à leur sortie de cette école, auront maîtrisé de nombreux techniques de  construction, le chant, la danse, l’entretien du lieu de vie, le jardinage, ils seront des athlètes accomplis, auront appris à réfléchir et à trouver par eux-mêmes les réponses à n’importe quelle question qui les intéressent, en plus d’avoir la connaissance et la compréhension de toutes les matières du curriculum scolaire. Il faut savoir que cette école fait partie des écoles publiques de la Russie.

Pour obtenir de tels résultats il s’agit en premier de considérer l’enfant comme un être à part entière, avec toute la sagesse et la lumière du monde en lui.  Il faut se comporter envers l’enfant avec respect, considération, en leurs donnant le temps de penser, de réfléchir, de parvenir par eux-mêmes à la vérité et à la connaissance qui seront alors des éléments constituants de leur psychologie.  Ces connaissances serviront à les libérer du poids des conditionnements millénaires dont nous sommes affligés pour appréhender de suite la vérité et la réalité.  Il ne faut rien cacher aux enfants! Il faut leur donner un environnement où ils sont les maîtres de leurs destinées, où ils ont leur mot à dire sur la manière dont l’école est gérée et la manière dont les enseignements sont transmis.  On a alors toute leur sagesse qui nous accompagne plutôt qu’une résistance au processus d’apprentissage lorsqu’elle est imposé de force. Les enfants veulent naturellement apprendre et aiment contribuer à tous les aspects de la vie scolaire.  Une chose que j’ai trouvé vraiment déplorable dans l’école que fréquentais ma fille était la piètre qualité de l’air, de la lumière et la saleté des corridors et des locaux (qui était pas plus mal que les autres écoles, mais pour un guérisseur qui est préoccupé par l’environnement de vie c’était pour moi pas suffisant).  J’en ai parlé avec le directeur, mais les budgets ne permettaient pas d’installer les équipements qui auraient permis d’améliorer l’environnement de vie des enfants. C’est le reflet d’un système qui n’est pas intéressé par l’enfant mais bien par en faire un future rouage de sa mécanique.

C’est le comment qui maintenant nous interpelle.  Premièrement, quels sont les outils indispensables à la réalisation de ces nouvelles écoles et deuxièmement, comment pouvons-nous promouvoir leur création?

Il faut comprendre dans un premier temps qu’il n’y a pas de système ou de méthode autres que les enfants eux-mêmes. C’est ce qui fait la beauté et l’extraordinaire réussite de l’école de Tekos. Tous les apprentissages se font en collaboration avec l’enfant.  De toute manière il est impossible de trouver un système ou une méthode qui pourrait répondre à l’incroyable diversité des êtres humains.  Nous sommes tous différents.  Vouloir créer un système c’est essayer de formater les êtres humains.  C’est impossible.  Il y a pour chaque enfant une méthode unique qui est à découvrir chaque jour, car cette méthode se transforme au fur et à mesure qui l’enfant grandit et se développe. Par contre, il y a des outils indispensables à la réalisation du milieu de vie ou l’enfant reçoit l’écoute qui permet de travailler avec lui et de l’accompagner dans son développement.  L’outil principal pourrait s’appeler le cercle de parole. C’est une technique de communication qui est commune à tous les peuples autochtones, qui est la méthode de gouvernement de ces peuples et qui était l’outil de prise de décision des anciens peuples primordiaux tels les Védrus de Russie. Les enseignements du cercle sont disponibles dans mon volume LE CERCLE DE TOUTES NOS RELATIONS.  Bien des gens connaissent l’essence de cette antique coutume qui est de parler en cercle et de laisser à chaque personne un droit de parole et de respecter ce droit et la personne qui s’exprime.  Dans l’école de Tekos, tous les soirs, toute l’école se rassemble et ils parlent. Ils racontent leur journée, ce qui a fonctionné, ce qui doit être fait le lendemain, les problèmes rencontrés, les solutions, etc. Tous ont droit de s’exprimer. Toutes les décisions sont prises en consensus. Ce qui est requis pour qu’une telle assemblée fonctionne c’est le champ d’énergie d’un animateur de haut niveau.

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À Tekos le responsable c’est le génie du directeur de l’école le visionnaire russe Mikhail Shetinin.  S’il n’y a pas plus de ces écoles c’est que les grands sages comme Shetinin sont rares. Notre système détruit systématiquement les aptitudes qui conduisent à la sagesse. La question fût d’ailleurs posée à Mikhail Shetinin pourquoi il ne créait pas plus de ces écoles magnifiques, car la liste d’attente pour cette école est de plusieurs milliers d’aspirants et l’école ne comporte qu’environ 300 élèves.  Sa réponse  » le manque de professeurs qualifiés ».  Nous n’avons pas appris à écouter avec respect, à orienter sans diriger, à percevoir le potentiel d’un individu ou d’un groupe et la canaliser dans la direction qui permettra sa réalisation. Nous avons été formatés avec l’autorité aveugle du système ainsi nous n’avons pas compris nombre d’aptitudes essentielles à cette démarche et en premier le respect de la personne. Si vous utilisez l’autorité parentale dans votre relation avec vos enfants, vous n’avez pas développé les aptitudes nécessaires à cette démarche.  Je n’utilise un ton d’autorité avec ma fille que très rarement et seulement lorsqu’elle revient de l’école ou d’un environnement ou l’autorité est la règle.  Ça peut prendre alors quelques minutes avant qu’elle ne s’ajuste à l’énergie autour de moi et pendant ces quelques minutes il me faut parfois lui parler avec une autorité ferme et mettre des balises claires. Une des caractéristiques d’un milieu autoritaire est le non-respect de l’individu qui doit être soumis au règlement du dit milieu (toutes les institutions publiques actuelles fonctionnent de cette façon).  Je ne tolère pas l’irrespect c’est contraire aux lois universelles.  Mais heureusement elle est habituée, le besoin de retrouver les balises naturelles lui fait du bien, car aussitôt elle s’harmonise et le besoin d’autorité disparaît.

L’essentiel de la communication en cercle tient en quatre mots: le respect, l’écoute, la contribution non directive et le consensus.  Nous sommes alors prêts à aborder l’autre aspect primordial de l’éducation naturelle que sont les événements éducatifs, soit les concours, les rites et les célébrations.

L’enfant se développe dans un contexte d’interrelations très complexes que seul l’esprit humain peut comprendre.  Aucun ordinateur ne peut fonctionner assez rapidement pour englober une énorme quantité d’informations comme le peut l’esprit humain (qui comporte beaucoup plus que juste le cerveau) qui peut absorber une diversité et une quantité incroyable de données venant de sources très diverses. L’Homme peut faire la synthèse d’une grande quantité d’informations en quelques instants, grâce entre autres à son corps émotionnel.  Il a alors besoin de comparer sa pensée à celle des autres afin d’obtenir une validation et une confirmation de ses recherches et conclusions. C’est ce qui remplace dans l’école naturelle les examens de l’école technocratique. La personne ou le groupe de personnes qui travaille sur un projet de recherche rencontre à l’occasion la communauté tout entière.  Cette rencontre est très significative en soi.  Il ne s’agit pas ici de rencontrer seulement l’école, mais la communauté qui comprend les très jeunes enfants, les enfants d’âge scolaire, les parents et les aînés. Cette interaction entre les générations est comme un miroir qui réfléchit les multiples nuances du sujet abordé et permet de raffiner et valider la pertinence et l’intégrité des recherches et conclusions auxquelles sont arrivés les étudiants.  La matière ainsi que les données recueillies sont donc exposées à la communauté rassemblée dans un petit amphithéâtre, souvent en plein air l’été, dans une ambiance conviviale et joyeuse.  Une fois le contexte en place les acteurs de ce petit drame communautaire exposent les conclusions auxquelles ils sont arrivés.  Il y a ensuite une période de questions suivie d’un débat.  C’est là que la pensée de toute la communauté est accélérée. Ce débat est très important et très éducatif.  Il permet à toute la communauté de scruter le travail de ses jeunes et de parvenir à de nouvelles compréhensions, et/ou de réfuter et remettre en question les conclusions exposées par les étudiants.  Ces étudiants devront défendre leurs points de vue.  La dynamique d’échanges qui se développe alors est très stimulante et très formatrice.  Elle accélère la pensée de toute la communauté et permet une éducation continue de tous ses membres.

Le même type d’échange se fait aussi avec des événements à caractère culturel, chants, musiques et danses, soirée de contes et légendes et de partages divers qui sont aussi très important dans le développement et l’expression des aptitudes et talents des étudiants.  Par ces événements, les étudiants reçoivent une validation de leur travail qui enrichit l’expérience et la compréhension non seulement des étudiants, mais de toute la communauté. De plus, ces événements bâtissent la confiance en soi et la capacité à transmettre et à partager les expériences d’apprentissages et de découvertes. Après avoir partagés les plus vieux voudront aussi partagés leurs talents et la transmission de la culture en sera bonifiée.

Viennent ensuite les rites de passage.  J’ai déjà longuement discuté de l’importance de célébrer les saisons de la vie humaine.  Voir la page sur les rites.  C’est des étapes essentielles dans la vie de tous les êtres humains.

Finalement, il y a les célébrations cycliques.  C’est par exemple la période des semences ou des récoltes, les changements de saisons comme les équinoxes et les solstices, soit les moments où la communauté et parfois plusieurs communautés se rassemblent pour célébrer et partager dans un contexte de réalité environnement important.  C’est des moments forts d’échanges divers, des produits des récoltes et/ou d’artisanat et/ou les travaux communautaires sont effectués.  C’est le moment que choisissent les sages pour transmettre leurs enseignements et où les jeunes adultes peuvent rencontrer d’autres personnes à la recherche du compagnon, de la compagne, pour créer une famille.  Il y a des concours, des jeux, des événements communautaires importants telle la célébration de certains rites de passage, des chants, des danses, bref des moments très importants et très précieux dans la vie des communautés naturelles.  Ces événements sont essentiels dans le développement de vie des enfants.  Ces célébrations sont presque complètement disparues dans la vie des gens pris dans la matrice de la société technocratique, remplacée soit par des événements à caractère commerciaux (n’en plaise aux églises c’est ce que sont devenues Noël et Pâques) ou culturel (spectacles et festival sporadique sans signification particulière autre que le divertissement).  Mais bon, c’est déjà le vieux monde ça, même s’il est encore là, il a déjà un pied dans la tombe et l’autre mal assuré car elle ne touche pas terre !

Comment promouvoir la création des nouvelles communautés?  En fondant des domaines familiaux et en les regroupant si possible en écovillages et écohameaux qui auront des installations communes. Comment créer les écoles? Par vos pensées, vos paroles et vos actions.  Je m’explique.  La pensée est créatrice. Les gens en général n’ont aucune idée à quel point la pensée est formidablement créatrice.  Si de telles écoles vous semble judicieux pour vos enfants ou futures enfants, prenez le temps, régulièrement, pour visualiser en allant dans les plus petits détails, l’école idéale. Voyez là dans votre environnement, et prenez le temps de bien réfléchir à tout ce dont une telle école doit avoir pour correspondre à l’idéal de votre vision.  À ce stade, ne vous préoccupez pas du quand et du comment.  Il faut commencer par la créer dans votre pensée.  Une fois que votre vision intérieure est complète, c’est-à-dire qu’à chaque fois que vous prenez le temps de la visualiser la vision en est stable le temps sera venu d’en parler. Vous pourrez alors en parler a d’autres parents, créer une association, bref les outils pour la créer vous serons donné. Une fois que ces outils sont acquis vous pourrez commencer à planifier le quand et le comment. De toute manière ces écoles seront créées. C’est à nous d’y voir.

Paix, Joie et Amour

Aigle Bleu

3 réflexions au sujet de “L’ÉDUCATION

  1. bonsoir Aigle Bleu , est ce que pendant les célébrations cycliques , les personnes d’une cinquantaine d’années pourrait aussi rencontrer son compagnon ou compagne de vie ? pour un domaine à créer ensemble par exemple … sinon où ?dans ce système moderne pas possible car rien de sérieux et trop pris par le fonctionnement actuel , à part les personnes moqueuses et non réceptives au contact avec la nature on ne trouve personne .. pour ma part je suis triste de terminer le restant de ma vie seule , de vieillir seule , mais s’il faut qu’il en soit ainsi , ça sera ainsi que je vivrais , le plus longtemps possible et en bonne santé
    paix amour joie Nadège

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